Théaflavines
Polyphénols
Les pigments roux du thé noir : ils naissent de l'oxydation des catéchines de la feuille verte.
C'est la seule molécule qui sépare vraiment le thé noir du thé vert. Les deux portent des flavanols, mais le noir a échangé une partie des siens contre celles-ci pendant l'oxydation — même feuille, deux chimies.
Effets et bienfaits
Les pigments roux du thé noir naissent quand on laisse s'oxyder la feuille verte. Trop grosses pour être absorbées, elles restent dans l'intestin, où le microbiote les découpe ; et deux à quatre tasses par jour ont assoupli les artères dans des essais.
Pour le thé noir, on froisse les feuilles et on les laisse s'oxyder : les catéchines s'assemblent deux à deux en théaflavines, orangées, puis en théarubigines, brunes. C'est ce qui donne la couleur et l'astringence.
Dans un essai contrôlé, le thé noir a amélioré la dilatation des artères de façon proportionnelle à la dose, dès une à deux tasses par jour, et abaissé un peu la tension (Grassi et al., 2016).
Bu pendant le repas, le thé freine l'absorption du fer des plantes (voir les tanins) : quand on mange peu de viande, mieux vaut le boire à distance des repas.
Sources : Grassi et al., Eur J Nutr, 2016
Où en trouver (2)
- Thé noir
- Thé pu-erh