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Isoflavones

Polyphénols

Polyphénols propres au soja et à quelques légumineuses, de forme proche des œstrogènes.

C'est l'exemple le plus net du fait qu'un même aliment ne vaut pas la même chose pour deux personnes.

Effets et bienfaits

Les molécules du soja ressemblent de loin aux œstrogènes, et cela se voit à la ménopause : dans des méta-analyses d'essais, une cinquantaine de milligrammes par jour ont réduit les bouffées de chaleur d'environ un cinquième de plus qu'un placebo. Chez certaines personnes, des bactéries les rendent plus actives encore.

Génistéine et daïdzéine se fixent aux récepteurs des œstrogènes, surtout au récepteur bêta, avec une force cent à mille fois moindre que l'hormone. On les appelle phyto-œstrogènes, mais leur effet dépend du tissu : elles peuvent imiter un peu, ou freiner un peu, l'hormone.

Une méta-analyse de dix-neuf essais a chiffré l'effet sur les bouffées de chaleur : 54 mg d'isoflavones par jour en réduisent la fréquence d'environ 20 % de plus qu'un placebo, et l'intensité d'environ 26 % (Taku et al., 2012). L'effet met plusieurs semaines à apparaître.

Selon le sexe et l'âge : l'intérêt porte surtout sur les femmes à la ménopause. Pour l'EFSA, les compléments d'isoflavones n'ont pas montré d'effet nocif sur le sein, l'utérus ou la thyroïde des femmes ménopausées, aux doses étudiées (EFSA, 2015). Les autorités françaises les déconseillent en revanche pendant la grossesse et chez l'enfant (AFSSA, 2005). Une portion de tofu en apporte 20 à 40 mg.

Slackia et Adlercreutzia transforment la daidzéine en équol, et seuls 25 à 30 % des Occidentaux en sont capables, contre 50 à 60 % en Asie de l'Est. Beaucoup des effets attribués au soja ne concernent en réalité que les producteurs d'équol.

Sources : Taku et al., Menopause, 2012 · EFSA, 2015 · AFSSA, 2005

Où en trouver (9)

Aussi, en plus petite quantité (7)